lundi 25 mars 2019

De l'art dégénéré pour une Ciboulette dégénérée..


Il y a de quoi s'interroger..
La semaine dernière, j'ai enfin reçu, après moultes péripéties, le compte rendu -d'IRM de mon  rachis lombaire, très mignon au demeurant, en deux exemplaires.
J'avoue qu' avoir passé cet examen, en être repartie avec toute une série de clichés sans savoir les interpréter (mon généraliste non plus) m'avait légèrement agacée.
Suite à mes nombreux appels téléphoniques, je les ai donc reçu.. en double.

Bon, je suis contente d'avoir ce satané compte-rendu, reste qu'il est rédigé dans un jargon médical passablement incompréhensible, je n'ai pu en conclure que:
1) je n'avais pas d'infection
2) mon rachis lombaire est dégénéré (je résume).

De quoi, de quoi, dégénérée, moi???


Nan, mais, oh, un peu de respect quand même!

Hasard ou coïncidence, nous avions programmé jeudi dernier, pour fêter la fin de ma convalescence, une virée à Aix en Provence, pour visiter l'exposition Chagall à l'hôtel de Caumont,


ainsi que la fondation Vasarely:



Deux artistes qualifiés de dégénérés en leur temps, c'était bien pour moi!

Donc une journée à Aix (clopin-clopant) dont je suis revenue enchantée.
D'abord, la journée était ensoleillée, pas trop chaude, juste comme on aime.

L'expo Chagall, dans l'hôtel particulier Caumont m'a plongée dans l'univers de cet artiste qui me touche particulièrement, par son apparente légèreté toute aérienne, ses couleurs et la lumière qu'il diffuse..


Ayant longtemps vécu à Nice, je retrouve dans ces toiles le soleil qui a baigné ma jeunesse..


Pour Vasarely, j'étais franchement très modérément curieuse.
Pour moi, c'était un artiste qui avait été à la mode dans les années 70, qui avait fait le portrait de Pompidou suspendu à Beaubourg en 1976.. je n'en savais guère plus!



Et là, le choc!

Car, non seulement la Fondation créée par Vasarély est en elle-même une oeuvre d'art:

"Inauguré en 1976, le Centre architectonique d’Aix-en-Provence, classé Monument Historique en 2013, est le noyau du projet plastique et scientifique de Victor Vasarely. Au cœur d’un bâtiment lumino-cinétique, 16 modules hexagonaux présentent 44 intégrations architecturales monumentales dont le fil conducteur est l’art optique. Ces oeuvres sont le fruit d'une collaboration fructueuse entre le plasticien, les architectes et les entreprises, dans le but de créer la "cité polychrome du bonheur". 



Mais, l'ensemble des oeuvres présentées révolutionne la manière dont on "regarde"!
Un bon guide est heureusement là pour nous ré-apprendre à voir, à prendre le temps de découvrir les multiples facettes d'un trompe l'oeil aux couleurs éclatantes.



ou la densité d'un noir et blanc époustouflant!


Conclusion: je suis maintenant très fière d'avoir été classée en "dégénérée"!

mardi 19 mars 2019

Attention,demain, c'est l'arrivée du printemps!


Ca y est, l'année va pouvoir commencer!

J'ai fini mes examens médicaux, passé mon IRM (reste plus qu'à en recevoir le compte-rendu), encore quelques séances de kiné pour éliminer une sciatique particulièrement perverse, et ma convalescence touche à sa fin. j'ai été très sage, si, si!




Le soleil est là, les fleurs poussent, le vent devrait tomber incessamment sous peu.. que du bonheur.


Je reprends dès jeudi mes vadrouilles: première virée à Aix pour aller voir l'exposition Chagall qui s'achève le 24 mars, juste à temps!



Pendant que nous y serons, nous enchaînerons avec un tour à la fondation Vasarely..
Je commençais à m'étioler un peu ces derniers temps, je sors de ma période d'hibernation et rattrape le temps perdu.

Je le reconnais, je ne me suis pas du tout ennuyée pendant ma convalescence.
J'ai pu profiter des visites de mes filles venues me faire un coucou fort sympathique pendant quelques jours, aller au ciné voir le dernier film de Bertrand Blier (bof, bof,  très paresseux et heureusement fort court):



Et surtout.. j'ai dévoré des bouquins, ce qui ne devrait pas vous étonner outre mesure.
J'attire donc votre attention sur quelques uns vraiment remarquables:

Le dernier polar d'Elisabeth George dont je vous ai parlé dernièrement: "la punition qu'elle mérite", roman toujours bien ficelé dont on a du mal à décrocher, une fois que l'histoire a pris son rythme.

Pour muscler un peu mes neurones, deux bouquins plus sérieux sur l'histoire des couleurs de Michel Pastoureau, celle du bleu, et celle du noir. Parce que qu'étudier l'histoire de notre civilisation via le prisme des techniques et de l'utilisation des couleurs réserve bien des surprises et explique également notre manière de voir le monde..





Enfin, mon tout dernier coup de coeur:


Le bon gros roman historique comme on aime, dense, haletant dont je n'ai aucun scrupule à vous copier la 4ème de couverture pour vous donner envie de le lire:

"Stockholm, 1628. Alors que le magnifique Vasa s'enfonce dans les eaux sombres du Mälaren, Izko est témoin d'une scène étrange : un homme est tué, une femme en fuite met au monde un enfant. Elle fait un geste. Malédiction ou prémonition ? Comme tous les jeunes Basques, Izko rêvait de chasse à la baleine dans les eaux glacées des confins du monde sur les pas de son père, un harponneur de légende. Mais une force mystérieuse a changé le cours de son destin, le vouant au service de Dieu et du roi : il sera espion de Richelieu. Après avoir étudié la cartographie à Lisbonne et Stockholm, Izko part explorer les Indes boréales, où les Suédois espèrent trouver des mines d'argent pour financer leurs guerres tandis que des prêtres fanatiques convertissent les Lapons par la force. Tenu par un terrible chantage, Izko devra frôler mille morts, endurer cent cachots pour conjurer le sort et trouver sa liberté, aux côtés des Lapons fiers et rebelles et d'une femme qui l'a toujours aimé. Un extraordinaire roman d'aventures, porté par un héros courageux, dans l'Europe tourmentée des guerres de religion et de l'Inquisition. On embarque sans hésiter pour le Grand Nord du monde."

Je l'ai dévoré en un week-end..

Et maintenant, à nous deux, le printemps, attention, je mets le turbo!

jeudi 7 mars 2019

J'ai passé le contrôle technique post opératoire avec succès!


Ca y est, j'ai passé hier ma visite de contrôle post-op!
j'avais bien choisi mon jour, c'était le jour de pluie et grand vent dans le sud.. çà décoiffait fort!

La chirurgienne est très contente de son travail moi itou, mais.. je dois prolonger d'une bonne quinzaine de jours ma convalescence (grrr, mon bedon devient tout mou...), passer un IRM pour conclure la révision générale des 60 ans, et plus tard, selon l'évolution de la chose, rectifier un p'tit truc en ambulatoire.. mais à part cela, tout va bien!

Donc aujourd'hui, grand soleil, le printemps est bien là, j'ai hâte de planter des fleurs dans mon jardin.
En attendant, je profite de celles de mes voisins:


Les visites se succèdent chez moi, et j'ai reçu avec grand plaisir une de mes filles et son compagnon la semaine dernière, et la seconde arrive ce soir, chouette!

Si les activités étaient plutôt axées sur le repos et la sieste, nous en avons tout de même profité pour faire quelques découvertes fort sympathiques.

Un déjeuner chez un ostréiculteur au bord de l'étang de Thau à Marseillan tout d'abord, j'ai nommé le Tabouriech.
Plateau d'huîtres et la fameuse brasucade de moules au menu (d'ailleurs, il n'y a que cela sur la carte):


Le tout dans un cadre magique, comme hors du temps.


Puisque nous étions tout proches, nous en avons profité pour aller visiter la villa gallo-romaine de Loupian, célèbre pour ses splendides mosaïques d'inspiration syriennes et aquitaines.

Il n'y a pas que la bouffe dans la vie!


Comme vous pouvez le constater, ces mosaïques, très peu figuratives, donnent une sensation de mouvement, de dynamisme grâce aux figures géométriques qui s'imbriquent harmonieusement..

Autre découverte fort sympathique, alliant culture et gastronomie, dans Montpellier cette fois: le marché du Lez!

Il s'agit d'une friche branchée, créée ex-nihilo aux portes de la ville, qui accueille food trucks, brocanteurs, start-ups, artistes,marché de producteurs et restaurants au bord du Lez.
Ambiance super sympa et décalée.. j'ai adoré, et j'y retournerai, c'est sûr!



Et quel bonheur de déguster les plats servis dans le restaurant "la baraquette", dont ces fabuleuses gambas..


Il faut dire que je ne me suis toujours pas remise des repas servis à l'hôpital..


Malgré des efforts incontestables dans le packaging, ce n'était vraiment ni bon, ni appétissant!


Sinon, je me suis enfin décidée à passer chez le coiffeur (il y en avait besoin!), et profite du soleil, , me plonge dans la 7ème saison de la série "Homeland" sur Netflix, et bien sûr dans les bouquins!
J'ai dévoré les polars de Lisa Gardner (une découverte récente), l'étude de Michel Pastoureau sur la couleur "bleu" dans notre civilisation (passionnant!) et aujourd'hui sort enfin le dernier ouvrage d'Elisabeth George, ouf, son précédent roman était sorti en 2016.. j'ai failli attendre!


Donc, que croyez-vous que je vais faire aujourd'hui?...

mardi 19 février 2019

Février, le mois de tous les dangers!





Voilà, l'image ci-dessus, c'est la théorie.
En pratique, chez moi, le mois de février est plutôt le mois de toutes les catastrophes.

Relativisons, cette année, je suis plus ou moins en sécurité puisque le mois a commencé par une intervention chirurgicale à l'hôpital, et que je dois le finir en convalescence..


Petit compte-rendu: entrée le jeudi soir, opérée le vendredi, et sortie le samedi!
Ce fut une hospitalisation express.

Opération sous coelioscopie, technique très à la mode, mais qui, au final, est tout aussi fatigante qu'une autre et qui n'évite pas les douleurs liées à l'intervention, car mine de rien, on vous a bel et bien ouvert le bidon, farfouillé dedans et raccommodé, donc ouille, ça douille un peu.

Le plus pénible pour ma part, étant de ne pas pouvoir courir partout comme j'en ai l'habitude.
Interdiction de faire du vélo, de la randonnée, du yoga, de porter quoi que ce soit.
Bon, soyons réaliste, je ne me sens pas franchement apte à pratiquer toutes ces activités non plus.
J'ai par contre le droit, et l'obligation de faire tous les jours ma piqûre d'anti-coagulant.. chouette!

Rester au repos, c'est un luxe, mais au bout d'un moment, c'est lassant, et avec la tête dans la potage et quelques douleurs en prime, ce n'est finalement pas marrant.


Heureusement, me reste..le piano, j'ai tout mon temps pour améliorer mon utilisation jusqu'à présent totalement anarchique de la pédale, et, mon époux étant en ce moment en cure thermale tous les matins, je peux m'entraîner sans lui casser les oreilles!

A moi donc les gammes et les arpèges, je vais progresser, je le sens.



Pour me distraire, j'ai découvert sur Amazon Premium la série qu'il me fallait, avec Gaël Garcia Bernal, Malcom Mac Dowell, Monica Bellucci, Lang Lang et Placido Domingo en guest stars, et qui raconte, en épisodes courts (1/2 heure) la vie et les tribulations d'un orchestre symphonique, que du bonheur.


Et puis, bien sûr, il y a.. les livres!

Après avoir eu le cerveau en compote pendant quelques jours, je ne me suis finalement pas lancée dans les bouquins dont j'avais programmé la lecture, je garde pour plus tard "l'histoire symbolique du Moyen-Age occidental de Michel Pastoureau.

En revanche, le dernier livre de Lorant Deutsch, m'a permis de réviser mes cours de fac sur l'histoire de la langue française. Accessible, bien documenté, il brosse un tableau léger et agréable de cette longue évolution de notre langue, un bouquin qui fait du bien.


Et puis, et puis.. rappelez-vous, j'avais suivi quelques séances dites "d'hypnose" avant mon intervention. La technique m'avait intéressée, bien aidée pour évacuer le stress, l'anesthésiste de l'hôpital était rompu à cette école.. j'ai donc voulu en savoir plus.

J'ai donc voulu en savoir plus sur la "méditation de pleine conscience",  j'ai découvert les travaux de Jon Kabat-Zinn.. et me voilà donc plongée dans ses livres et exercices, car oui, j'ai le temps pour cela!


Vous n'allez pas me reconnaître, une nouvelle Ciboulette remplie de zénitude va peut-être apparaître prochainement..


samedi 2 février 2019

C'est le jour de la marmotte, et celui de la Chandeleur!


Pour rappel, le 2 février, pour nos amis d'Amérique, c'est le fameux " groundhog day", celui où les marmottes sortent de leur terrier pour prédire l'arrivée - ou non - d'un printemps précoce, pendant que de notre côté, à la Chandeleur, antique fête de la lumière (des chandelles), 40 jours après Noël, nous ferons des crêpes, avec notre lot de dictons et proverbes!


En attendant, s'il y avait des marmottes dans mon jardin, nul doute qu'on ne verrait pas poindre le bout de leur nez: il pleut à verse!
C'est pourquoi nous sommes de sortie ce soir à l'opéra de Montpellier pour aller écouter un concert baroque de clavecin, luth et et zarb.

Encore un concert un samedi soir.. ouille! En voulant assister au précédent, nous nous étions retrouvés, mon mari et moi, en pleine fin de manifestation des gilets jaunes, et avions subi les jets de gaz lacrymogènes de la part des forces de l'ordre, une première pour moi à 60 ans. Expérience franchement désagréable et que je ne souhaite pas renouveler.

Donc, musique ce soir.
D'ailleurs, pas mal de musique programmée cette année, pour mon plus grand plaisir.

Je m'en vais vous détailler mon programme:

Fin mars, à Montpellier, le grand, l'immense ( et fort mignon) contre-ténor Philippe Jarrousky dans Haendel, Scarlatti, Vivaldi..


La demande de places était telle que l'organisateur a du changer le lieu du concert pour une salle plus grande.


Fin avril, pour le festival de Pâques d'Aix en Provence, nous irons écouter.. Ian Bosridge, magnifique ténor qui nous interprétera des lieder de Schubert, un régal.


En mai, retour de Nathalie Stutzmann, cette cheffe- et contralto exceptionnelle que nous avons déjà plusieurs fois appréciée,


Mi-juin, enfin, toujours à Montpellier, venue de Jakub Jozef Orlinski, ce talentueux contre ténor polonais ( et accessoirement breakdancer), dans un répertoire baroque.


Ouf, n'en jetez plus..

Mais si, je continue!
N'oubliez pas que nous avons eu la chance d'obtenir des places cet été au festival de Bayreuth pour aller écouter Parsifal et Tristan et Isolde!!


La chance, je le répète, car voyez un peu le parcours du combattant normal pour avoir le droit d'assister à un concert de ce festival renommé (récupéré sur France Musique)!

"Pèlerinage incontournable de tout wagnérien qui se respecte, le Festival de Bayreuth a lieu cette année du 25 juillet au 28 août. Mais s'y rendre peut s'apparenter à une véritable quête du Graal avec un temps d'attente qui peut durer 10 ans.

Il faudra vous armer de patience si, comme le commun des mortels, vous ne bénéficiez d'aucune relation dans le cercle très fermé de la famille Wagner. Les descendants du compositeur sont toujours à la tête du festival, 140 ans après sa création par Richard Wagner en personne. Pour obtenir les précieux sésame permettant de grimper au sommet de la Colline sacrée - comme on surnomme l'endroit où a été érigé le Palais des festivals de Bayreuth - il suffit de remplir un formulaire de demande de billets. Chaque automne précédant le festival, ledit formulaire est disponible et il convient de l'envoyer par courrier à la billeterie du festival.
Vous obtiendrez alors une réponse en décembre si vous faites partie des heureux élus, et il faudra alors vous acquitter du prix de vos places, en janvier le cas échéant. Rassurez-vous, il est absolument normal de ne pas obtenir de billets lors de la première requête. Vous pourrez alors réitérer votre demande par un formulaire que vous recevrez automatiquement chez vous. En moyenne, on estime qu'il faut patienter 7 ou 8 ans pour enfin avoir le droit de réaliser son pèlerinage wagnérien. Mais n'oubliez surtout pas de remplir chaque année le formulaire, sans quoi vous risqueriez de vous retrouver tout en bas de la liste d'attente. Le délai est plus ou moins long en fonction de l'oeuvre choisie ou du moment. Si vous optez pour la première d'une nouvelle production, vous diminuez vos chances d'être sélectionné."
Nous n'aurons patienté que 2 ans!!!

Cette année 2019 est vraiment placée sous le signe de la musique.. que du bonheur en perspective.



Info de dernière minute: mon envoyée spéciale aux Etats Unis m'informe que la marmotte a prévu l'arrivée imminente du printemps!

lundi 21 janvier 2019

Mes pépites littéraires de ce début d'année.

Ce mois de janvier  débute très fort, avec deux pépites littéraires.
Ouf, je commençais à être en panne de lecture!

Premier livre, donc, le très attendu "Sérotonine" de Michel Houellebecq sorti le 4 janvier.


Je craignais que ce dernier ne soit l'ouvrage "de trop", et que je sois déçue.. loin de là!

Comme à son habitude, Houellebecq dissèque avec une précision d'entomologiste nos comportements occidentaux.
Nos aspirations, nos médiocrités,  nos lâchetés sont déroulées une à une, mais de façon quasi empathique, un appel à la spiritualité, comme une bouffée d'espérance est esquissé..et un solide sens de l'humour, car oui, scrogneugneu, Houellebecq est drôle, il faudrait un jour que les critiques le signalent!

Vous l'aurez compris, je me suis régalée avec ce dernier livre.

Autre bouquin dont je n'ai découvert qu'hier la sortie (et donc déjà téléchargé sur ma tablette et commencé la lecture), le dernier Leonardo Padura: "la transparence du temps" !!


J'ai déjà du vous parler de cet auteur cubain lorsque j'ai découvert "L'homme qui aimait les chiens", ou "Hérétiques".

Cette fois, Paduro situe son intrigue dans le milieu des marchands d'art de la Havane, en ce moment où l'ouverture cubaine produit de nouveaux gagnants, mais également enfonce davantage dans la misère de trop nombreux perdants..

Son héros "flic baudelairien", mélancolique et désabusé, fidèle aux livres, à l'amitié et au rhum, va fêter ses 60 ans, il remet sa vie en question.. et ça, évidemment, ça me parle!

Je n'en suis qu'au tout début, donc pour l'instant, j'en reste là, mais vous avez droit, en prime à la photo de cet écrivain magnifique:


Avant de replonger dans mon bouquin, plein de bonnes nouvelles pour les aficionados:

 Caryl Ferey (Zulu, Condor..) relit en ce moment les épreuves de son dernier ouvrage (terrain de jeu: la Bolivie),

 Valentine Goby (Je me promets d'éclatantes revanches, Banquises..) fait de même pour un livre dont je ne connais que le titre: "Murène",

 ainsi qu' Olivier Truc (le dernier lapon) pour son prochain "cartographe des Indes boréales".

Sans oublier, Patrick Rambaud, qui, après m'avoir  tant divertie avec ses "chroniques de Nicolas Ier", puis celles de "François le petit", vient de sortir "Emmanuel le Magnifique"..



Je la sens bien, cette année 2019..


mercredi 16 janvier 2019

Je tiens mes bonnes résolutions pour 2019 (pour l'instant).

Les bonnes résolutions de début d'année, il vaut mieux les prendre vite!



Je m'y tiens donc bien en cette mi-janvier.

J'avais promis à tout le monde que je prendrai soin de moi, et c'est ce que je fais.
Mes deux premiers mois de l'année seront donc consacrés à ma petite santé, et ça tombe bien parce que même si le soleil est encore présent, les activités extérieures sont encore passablement limitées.

En avant donc!
J'ai consciencieusement pris rendez-vous chez le dermato.. fin mars ( faut pas être pressé).

Hier, retour chez le rhumatologue pour me débarrasser d'un kyste au poignet droit qui récidive méchamment, et traitement pour une névralgie carabinée de ce brave Arnold (un nerf vicieux et sournois qui vous donne mal de l'épaule jusqu'aux cheveux en passant par l'oreille, pas sympa du tout je vous dis).
Rien à voir avec celui-là, on ne rêve pas:




Résultat, une troisième et dernière ponction du kyste en question avec cet avertissement "la prochaine fois, on passe par la case chirurgicale", et doses maousses de cortisone pour assommer Arnold.
Résultat, j'ai beaucoup moins mal, mais j'ai un teint écarlate comme jamais eu auparavant, je pense arriver à sauter au plafond, donc je pense que je vais sauvagement diminuer les doses!



Enfin, pour conclure sur mes p'tits soucis de santé qui seront bientôt terminés, j'ai une intervention prévue le 8 février pour résoudre quelques petits soucis de mécanique féminine.

J'ai bien demandé si on ne pouvait pas s'occuper de mon poignet pendant qu'on rafistolait le reste et que je roupillais, (et pourquoi pas enlever un peu de gras du bide au passage), paraît que ce n'est pas possible, flûte alors!

Après tout cela, il faudra que je sois sage et calme pendant un mois!!
Pas de voyage ni de rando, pas de yoga, ni de vélo.. mais ouf, ma chirurgienne m'a assuré, dans un éclat de rire devant ma mine dépitée, que oui, je pourrai bien faire du piano tant que je veux..


Car, soyons franche, toutes ces expériences m'ont permis de rencontrer des personnes fantastiques,  à l'hôpital Arnaud de Villeneuve de Montpellier.




Rapide retour en arrière: depuis mon déménagement, impossible de trouver un gynéco disponible dans mon coin, et après de multiples réponses laconiques me proposant d'aller aux urgences (mais non, ce n'est pas une urgence!!!), j'avais fini par empoigner mon téléphone et demander un rendez-vous à l'hôpital..  rendez-vous obtenu dans la semaine!

Bonne surprise, cet hôpital est accessible en tram de chez moi en une petite heure, le cadre est sympa, c'est déjà bien.

Encore mieux, tous les personnels que j'y ai rencontré sont adorables, à l'écoute, aux petits soins..

Ma gynéco qui m'a auscultée, fait elle-même toutes les échographies, bilans, va m'opérer, et m'a communiqué ses coordonnées directes pour toute question que je souhaiterais aborder avant l'intervention.

 Je n'ai jamais ri autant que ce matin à mon rendez-vous avec l'anesthésiste car, si de mon côté, j'avais un pansement au poignet droit, lui avait deux doigts bandés, suite à une mauvaise réception de ballon de basket.

Passage à l'infirmerie pour le protocole d'entrée le 7 février au soir, où une toute jeune infirmière m'a demandé de lui poser toutes les questions, mêmes les plus saugrenues auxquelles je pensais.
Je ne suis pas originale, paraît qu'on demande toutes si on peut passer chez le coiffeur faire un balayage ou autre avant l'intervention!
Sinon, innovation super top: on descend au bloc le matin sur ses deux pieds, non plus en brancard, et on n'enfile sa tenue super sexy, charlotte et blouse qu'une fois arrivée..
Par contre, non, piloter une voiturette électrique comme les gamins, cela ne me sera pas accordé.



Enfin, cerise sur le gâteau: c'est un CHU, donc un hôpital public.. je n'ai déboursé aucun centime d'euro...

Pour rester zen et commencer l'année de façon positive ( voire affronter ma légère trouille), je vais même tenter aujourd'hui, sur proposition de mon toubib, une première séance d'hypnose!



Vous le constatez donc: je prends soin de moi, en espérant après pouvoir profiter de mon état de sexagénaire rénovée pour m'éclater au printemps et le reste de l'année!

En attendant, mon mari me chouchoute.. et c'est bon..