mardi 1 septembre 2020

Mois d'août fini.. et l'année 2020 est définitivement une année pourrie!


C'est dit!


Passons sur le port du masque en pleine canicule, les interdictions en tout genre, les voisins qui ont loué leur maison tout l'été à des vacanciers fêtards et très bruyants..

Pourtant, tout aurait pu être très sympa: 

- des visites familiales à la pelle, des rire, des jeux, des barbecues, la mer..

-un premier retour au ciné pour voir un super film saoudien, par la réalisatrice de Wadjda: 

Synopsis

Maryam est médecin dans la clinique d'une petite ville d'Arabie saoudite.
Alors qu'elle veut se rendre à Riyad pour candidater à un poste de chirurgien dans un grand hôpital, elle se voit refuser le droit de prendre l’avion.
Célibataire, il lui faut une autorisation à jour signée de son père, malheureusement absent.
Révoltée par cette interdiction de voyager, elle décide de se présenter aux élections municipales de sa ville.

Mais comment une femme peut-elle faire campagne dans ce pays ?

- notre traditionnelle réunion musicale familiale de la fin août, amputée des fêtes de Lattes (le fameux Covid oblige.), mais où 20 personnes s'étaient déplacées..


Oui, mais voilà..

Juste avant l'arrivée de tout ce petit monde, ma mère a fait un AVC ayant entraîné sa chute, chute occasionnant la fracture d'une vertèbre et s'est retrouvée à l'hôpital.

Le médecin m'a appelée pour m'alerter du sérieux de son état, et mon mari m'a amenée passer quelques jours visiter mes parents, assumant de son côté la gestion de la fête de façon magistrale, avec le concours de tous..

Le jour de leur 63 ème anniversaire de mariage, à la demande de mon père, j'ai pris cette photo de leur deux mains jointes:


Depuis, ma mère a été transférée au service des soins palliatifs, où on s'occupe d'elle, mon père passe ses journées auprès d'elle, et j'y retourne en fin de semaine.

Alors certes, je suis sonnée par l'événement, mais le cocon d'amour et de tendresse tissé par mon mari,  mes enfants, ma famille autour de nous s'est révélé si fort et si puissant, qu'il me soutient et me bouleverse..




Demain, je fêterai avec mon mari mes 62 ans.

Si la vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille, elle m'a toutefois offert une famille exceptionnelle, pétrie d'amour.

N'empêche que 2020 reste une année pourrie!
.

samedi 25 juillet 2020

Un mois de juillet-éclair.


Après le calme du confinement, le temps me paraît soudainement s'accélérer.. nous voici déjà à la fin du mois!

Rassurez-vous, je ne vous ai pas oubliés, mais j'ai été débordée.. par de très chouettes occupations.

Reprenons.
Début juillet, un p'tit tour à Montignac en Dordogne faire une visite à mes parents,  pas vus depuis un an.
Pour commencer l'été, il faut reconnaître que ce département a tout pour séduire et donne furieusement envie de buller, se promener, respirer à pleins poumons dans les forêts et se laisser griser par les paysages.


Quoi de plus sympa, de plus, que de loger dans cette charmante auberge où le petit déjeuner est servi sur la terrasse surplombant la Vézère?


Pour mémoire, la vallée de la Vézère abrite de nombreux sites préhistoriques, et certains esprits facétieux n'hésitent pas à le rappeler, même sur leur boîte aux lettres:


Retour à la maison pour accueillir enfin la visite de nos jeunes, venus passer une "quatorzaine "chez nous, sans virus, mais avec "traitement au monoxyde de dihydrogène et de vitamine D " (je vous copie l'ordonnance qui m'a été fournie).

Programme respecté à la lettre!
La piscine a consciencieusement rempli son office, la Méditerranée nous a offert de chouettes baignades et des fruits de mer à savourer.


Le marché nous a fourni en tomates, concombres, melons et pastèques, la plancha a chauffé les brochettes, les jeux de cartes ont occupé nos soirées, et enfin, musique et fous-rire ont rythmé cette quinzaine.

Les cigognes étaient bien au rendez-vous avec leur petit au parc du Méjean, nous avons même eu le droit de suivre les premières leçons de vol.. le plus difficile? bien viser le nid pour s'y poser!



Et.. j'ai enfin pu accompagner au piano ma fille au violon dans un ragtime de Scott Joplin que nous avions travaillé chacune de notre côté pendant le confinement, après qu'elle ait accompagné son père à l'orgue pour le culte de dimanche!

Notre énergie étant au plus haut, nous avons également décidé de visiter -enfin- le cirque de Navacelle,  situé à 1 h 30 de chez nous, y faire un pique-nique et une petite balade..


J'avoue avoir été bluffée par cet endroit ..


et reconnaissez qu'un pique-nique au bord de l'eau dans ce lieu, ça a de la classe.


Nombreuses randos proposées.. laquelle choisir?


Avouons-le, il faisait très chaud.. nous avons pris la plus facile, celle qui menait au moulin de la Foux.. et n'avons pas été déçus tant la balade était belle et le site rafraîchissant!


Clin d'oeil pour ceux qui connaissent mon attirance pour les panneaux insolites: non, cet arbre ne sera pas coupé! (ok, il faut agrandir la photo pour lire l'inscription).



Confinement oblige, nous n'avions pas pu fêter ensemble de nombreux événements.. ce fut donc l'occasion de regrouper  2 anniversaires, fête des mères, des pères.. cadeaux et ripailles à l'honneur!

Enfin, ce mois de juillet n'aurait pas été complet si je n'en avais pas profité pour.. faire mon premier test Covid!



Je m'explique, et vous rassure de suite, non je n'ai pas attrapé ce virus.
Une nuit pas terrible, un peu de température, des visites à la maison, et là, les messages gouvernementaux sont bien passés: je prends rendez-vous chez mon généraliste, qui me prescrit de suite le fameux test à faire. (En temps normal, au bout de 24h au lit, tout passe).

Il faudra juste m'expliquer pourquoi tout est si compliqué!


Muni de l'ordonnance, il faut d'abord se connecter au site de dépistage, remplir le formulaire, scanner le papier du toubib, son attestation sécu, fournir le numéro d'immatriculation de sa voiture (ben oui, c'est un drive), et attendre qu'on vous rappelle pour le rendez-vous..
Chanceuse que je suis, je l'ai obtenu pour le lendemain et mes résultats -négatifs, donc- sont tombés dans la nuit.
Question: comment font ceux qui ne disposent pas d'ordinateur ni de scanner???


Sans compter que se faire enfourner un coton-tige géant dans la narine par un cosmonaute qui le touille pendant 10 secondes n'a rien de folichon.. Bon, ce n'est pas douloureux non plus, juste franchement désagréable.

Allez, pour rester zen, une dernière photo de Navacelle..


Au programme bientôt en août: les fameuses "rencontres familiales musicales".. nous serons 19 à y participer cette année!

vendredi 26 juin 2020

L'été est là, et bien là!

Je le reconnais bien volontiers, voilà maintenant près de neuf années que je tiens ce blog, et une certaine lassitude me prend de temps en temps: après tout, je ne sais à qui je m'adresse, ni pourquoi je ressens le besoin de m'exprimer par ce biais.



La tentation d'arrêter et de passer à autre chose s'insinue, je suis prête à y succomber, et puis.. je découvre une pépite que je tiens absolument à partager!

Je poursuis donc encore un temps ce blog..

Pour continuer dans ma veine habituelle, et pour rester fidèle au titre de ce post, je commencerais par les petites nouvelles.

Tout d'abord, ce n'est pas un scoop, mais l'été est bien là, il fait chaud, la piscine affiche allègrement 29° de température, mes lauriers-rose sont en fleurs, mes agapanthes explosent, c'est la belle saison!


Ca sent bon les vacances et nous sommes prêts pour les prochaines visites:


Nous avons fêté nos 37 ans de mariage il y a quinze jours, sur les lieux mêmes de nos noces: à Strasbourg, lors de notre virée pour rendre une courte visite (réglementée à 20 minutes et derrière une vitre) à mon beau-père confiné dans sa maison de retraite, mais en forme, ouf.

Donc Strasbourg, sous le soleil, au pied de la cathédrale, un dîner en terrasse à la maison Kammerzell:


A déguster la fameuse choucroute aux trois poissons qui a fait la célébrité de la maison, avec des amis.. la vie est belle!


(pour info, la choucroute est sous le poisson, si, si, il y en a bien!)

De retour à Lattes, nous avons entamé le marathon des réinscriptions pour les activités de la rentrée prochaine, en croisant les doigts pour ne pas avoir à subir un nouveau confinement, et me voilà donc, mais cela ne vous surprendra pas, officiellement inscrite à l'école de musique pour les cours de piano, que j'espère en présentiel !

Nous avons également repris le suivi de nos dossiers médicaux en instance, nous voilà piqués,  scannés, radiographiés et analysés, fin prêts à profiter de l'été!

Prochaine virée?
Quelques jours en Dordogne la semaine prochaine!
Nous en profiterons pour faire un coucou à mes parents que je n'ai pas vus depuis trop longtemps, éloignement et confinement oblige..


Venons-en maintenant à la fameuse pépite promise en début de post..

Vous ne serez sans doute pas surpris, il s'agit.. d'un livre!
Celui-là est spécial.
Je l'ai lu une première fois, happée par l'histoire, les personnages, l'intrigue, bref, je l'ai dévoré.
Je l'ai relu une seconde fois, plus calmement, avec un fond musical qui s'harmonise à la perfection.
Et je le relis encore pour en savourer le style, la composition..

Il s'agit de ce bijou-ci:


Sélectionné pour le prix des "libraires en Seine", et lauréat depuis hier soir du prix en question, ce fut pour moi une merveilleuse et hallucinante découverte .

Rythmés par l'architecture des 5 mouvements du premier concerto pour violon de Chostakovitch, nocturne-scherzo-passacaille-cadence-burlesque- les chapitres de ce livre vous entraînent dans la saga  dramatique d' une famille de musiciens: la mère cantatrice, le père, pianiste puis chef d'orchestre, le fils, violoniste surdoué, et la fille, pianiste de renommée internationale.

Le récit est porté par Ariane, la fille, qui raconte, en jouant la réduction pour piano du fameux concerto, au cours de l'enterrement de son  père, leur apprentissage, leur trac, leurs succès, leurs échecs, leur douleurs physiques, les relations avec leur instrument, leurs rivalités, les rapports avec le public, les critiques, et surtout, surtout, leur impossibilité de communiquer autrement que par la musique..ou le silence.

Que vous soyez musicien ou non, sensible ou non à l'univers de la musique, plongez dans ce livre qui vous interpelle avec passion sur la liberté de choix de chacun: pour exister doit-on, peut-on choisir de résister aux attentes de la famille et plus généralement à celles de la société?

Ce fut également le drame de Chostakovitch face à la dictature stalinienne que nous découvrons dans le même temps..

Eternel thème du libre arbitre, incarné dans le milieu musical cette fois.. ébouriffant!

mardi 2 juin 2020

Dé-confinement. Acte 2


Ca y est, c'est officiel, nous voici depuis ce matin - enfin- officiellement dé-confinés!

Quelques consignes élémentaires de prudence (port du masque, distanciation), mais plus de restrictions pour les déplacements, les plages, ouvertures des restaurants, et un grand ciel tout bleu pour fêter cela..
La vie est belle, et ce midi, mon premier restau en terrasse, absolument savoureux, non seulement par le contenu de l'assiette, mais par les sourires radieux du personnel et des clients.



Le premier acte de ce dé-confinement m'avait laissée quelque peu sur ma faim, comme vous avez pu le constater dans mon précédent post.

Nous avons tout doucement commencé à reprendre des activités extérieures: aller chez le coiffeur (première fois de ma vie que j'étais ravie de m'y rendre!), recevoir enfin la visite du jardinier pour venir constater l'état de mon piteux palmier et le traiter en conséquence (non, il n'est pas mort!), aller faire une virée en vélo à la plage pour tremper les orteils dans la mer, aller prendre l'apéro chez des amis..



Nous en avons également profité pour terminer notre programme de rénovation de la maison: lessivage des façades, rafistolage des planches de la terrasse, et entretien du jardin qui croule sous les fleurs! Visez un peu mon "mur" de jasmin qui embaume:


et mon petit oranger tout parfumé en fleur:


Sans oublier le marché qui a enfin rouvert avec toutes les précautions d'usage pour mon plus grand bonheur: à moi les fraises, cerises, abricots et tomates locales!



Mais, nous avions également le droit de nous déplacer dans un rayon de 100 kilomètres et la voiture avait besoin de recharger sa batterie, alors.. à nous la visite d'Arles dans un premier temps, pour découvrir la ville, voir ses arènes, son amphithéâtre, les Alyscamps, la cathédrale St Trophyme, et la nouvelle tour Luma de l'architecte Franck Gehry.


Faut-il le préciser? Tout les sites étaient bien évidemment fermés au public, nous avons tout de même pu les admirer de l'extérieur, au travers des grilles:


voire entrer dans la cathédrale aux contre-allées si étroites.


Pour le ravitaillement, nous avons profité d'un petit traiteur proposant des plats à emporter, qu'il nous a servi dans des assiettes en carton, alors que nous étions assis sur les marches d'une petite chapelle en face des arènes, et quels plats! un pur délice que ce flan à la courgette et à la menthe dégusté au soleil..


Nous avons pris goût à ces petites virées, donc samedi dernier, rebelote, cette fois, direction la vieille ville d' Uzès, toujours à moins de 100 km de notre domicile, hein!

Donc, Uzès un samedi matin, jour de marché sur la place aux herbes..


Flânerie dans ces ruelles enchantées, aux murs garnis de jasmin en fleurs, exsudant le temps qui passe, une douce mélancolie.. et surprise de découvrir que le "jardin médiéval" ouvre ses portes devant nous, alors que tout le reste des sites est encore fermé au public..


Un pur bonheur que de déambuler seuls dans cet endroit chargé d'histoire pour découvrir les graffitis des premiers gilets jaunes, pardon, les "innocents emprisonnés",  ayant manifesté contre une hausse des taxes au XVIIème siècle, grimper la centaine de marches  de la "Tour du roi" pour admirer le panorama:


contempler les quelques 450 espèces de plantes cultivées dans cet herbier géant extraordinaire en cette saison:


et s'émerveiller de réaliser que la vie continue devant les abeilles, indifférentes à nos problèmes humains qui s'affairent à butiner..


La vie est belle, le confinement est levé, nous pourrons la semaine prochaine aller à Strasbourg!!

mercredi 13 mai 2020

Ciboulette dé-confinée.. et déconfite!




Je l'attendais avec impatience ce fameux dé-confinement!
Certes, il est arrivé ..



Sous un déluge de pluie..à croire que la météo prenait le parti du confinement..



Donc, le 11 mai, tout le monde est resté tranquillement chez soi, d'autant que, ne l'oublions pas, la plupart des commerces sont fermés le lundi.

Le mardi, donc, m'en allant joyeusement faire mes courses, j'apprends que les petits commerces vont continuer pour cette semaine à n'ouvrir qu'en matinée, par crainte d'une nouvelle décision de fermeture, et en attendant d'avoir reçu leurs livraisons.
Encore une semaine à faire la queue.



Bonne nouvelle, par contre, le salon de coiffure est de nouveau ouvert, mais vu le nombre de clients, nous informe par téléphone du planning de nos rendez-vous. 
Pour moi, ce sera le.. 22 mai..dans une quinzaine de jours donc.



Et les masques, me demanderez-vous?
La mairie nous annonce vendredi dernier qu'elle a reçu moins de 10% de sa commande, et ne sera donc en mesure de ne distribuer qu'un masque par personne, aux aînés âgés de plus de 80 ans..

Toujours introuvables jusqu'à aujourd'hui, j'ai enfin pu en obtenir à la pharmacie (après avoir fait la queue, bien sûr) ce matin, alléluia!!

Visez donc mon très précieux lot de 50 masques chirurgicaux, directement importés de Chine, au prix imbattable de 49€:



Avec l'apparition d'un rayon de soleil hier après-midi, nous décidons de faire notre première virée à la mer, et partons en voiture à Palavas.
Las, si nous pouvons bien nous promener sur la jetée, l'accès à la plage est toujours rigoureusement interdit, pas moyen d'enfouir ses orteils dans le sable ou de les tremper dans la Méditerranée, si proche pourtant.
Il n'empêche, quel bonheur, quel sentiment de liberté à pouvoir enfin respirer l'air du large et se noyer dans l'horizon.. 


Je continue la liste de mes récriminations : pas de journaux ce matin: les transporteurs sont en grève.

Mauvaise nouvelle, on s'en doutait, mais c'est confirmé, toutes les activités auxquelles nous participions ne reprendront qu'en.. septembre.. adieu randos, cours de piano, yoga..

Et voilà ce qui m'a achevée ce matin; cette annonce du site naturel du Méjean, notre balade favorite derrière chez nous:



"Le Méjean réservoir de biodiversité, en pleine période de reproduction
Nous comprenons le désir de tous de retrouver la liberté de se promener sur le site naturel protégé du Méjean.
Cependant, il ne sera pas encore possible dans l’immédiat de vous y rendre.
D'une part, la superficie très étendue du site ne nous permet pas d'assurer le contrôle suffisant des mesures de distanciation sociale et le linéaire de rambardes ne peut être correctement et suffisamment désinfecté.
D’autre part, le confinement a eu un impact "heureux" sur les populations d’oiseaux, avec beaucoup de nichées souvent très proches des sentiers, ainsi que la création de héronnières d’importance dans les arbres, tant par la diversité des espèces que par leur nombre (héron cendré, garde-bœuf, aigrette garzette, bihoreau gris).
Respectons pour quelques temps encore, la tranquillité de ces oiseaux afin de permettre à tous d’éclore et de grandir.
Nous vous tiendrons informés via cette page de l’évolution de la situation, merci à tous !"

Les bras m'en tombent!!
Si je peux admettre l'argument de protection des oiseaux qui nichent en ce moment, annoncer que la trop vaste étendue du site ne permet pas la surveillance des promeneurs me donne envie de hurler ou de m'effondrer.. (je n'ai pas encore choisi l'option..).


A suivre..