jeudi 8 novembre 2018

J'aime toujours pas le mois de novembre!

Je renouvelle mon sinistre constat: novembre est un mois à supprimer impérativement du calendrier.

Il fait gris, il fait moche, avec le changement d'heure, le soir tombe trop tôt, et commémorer les morts en début et en milieu de mois ne permet pas de garder une pêche d'enfer.


Dans ma région, la météo alterne consciencieusement d'un jour à l'autre les jours d'orage et les jours de soleil.. ouf, on peut constater qu'il existe encore, et nous avons été épargnés par les inondations!

Nos randos sont tout à fait aléatoires puisqu'elles suivent.. la météo: la dernière a été programmée, puis annulée, puis reprogrammée, le beau temps s'étant invité en fin de matinée, ce qui nous a permis de nous bouger un peu et de profiter d'une super balade tout l'après-midi vers la chapelle saint Baudille.


Le temps est à la cuisine, aux plats longuement mijotés, quand on trouve les ingrédients!
Avez-vous tenté ces derniers temps de trouver de la vanille, de la vraie, vous savez, ces gousses bien dodues qui parfument votre crème anglaise?
Inutile de chercher, la vanille devient LA pépite rarissime qui attise toutes les convoitises et affole les spéculateurs!
En cause, les divers ouragans, dernièrement Irma, qui ont ravagé les plantations ces dernières années.
Dans le même genre, inutile d'espérer trouver des pistaches iraniennes: la faute à l'embargo de M. Trump contre ce pays..
Je suis restée d'une zénitude exemplaire dimanche dernier lorsque mon crémier m'a annoncé au marché qu'il n'avait plus de crème, la faute à la sécheresse!

Heureusement, il me reste le piano (ça y est, je maîtrise enfin mon prélude de Bach!), et la lecture: le dernier livre de Jérôme Ferrari, par exemple, qui contient quelques pages fulgurantes, sujet intéressant, mais..foncièrement pas palpitant:


Quelques polars nordiques en attente, dont le dernier Idridasson, mais je dois avouer que je ne ressens pas le besoin de  plonger déjà dans le froid polaire..

Un ciné de temps en temps également, et pour passer un bon moment, je vous recommande "le grand bain", un film dont on sort avec un moral d'enfer et le sourire jusqu'aux oreilles grâce à ses acteurs excellents, et un scénario super sympa!



Sinon, heureusement, il a Netflix et ses séries découvertes, tel Bodyguard (rien à voir avec le film), bien addictif ( mais pas très gai non plus),


sans parler de la dernière saison de "House of cards", sans Kevin Spacey.. bof..

Les animaux tentent également de se mettre à l'abri, tels les chats, qui ne trouvent rien de plus confortable que de faire la sieste dans mon lit.


Quelques visites fort sympathiques également, telle cette perruche venue par un temps maussade picorer les graines de mon magnolia (vous admirerez au passage l'excellence du camouflage):


Heureusement, il y a.. les amis avec lesquels on passe de bons moments à refaire le monde ou à parler musique, bouquins et qui vous permettent de garder le moral!



Vivement décembre, que l'on pense aux fêtes de Noël!!!

mercredi 24 octobre 2018

Allons au bout de nos rêves!

Fréquenter les rêveurs, çà donne des ailes!

J'avoue me trouver en ce moment sur un petit nuage fort sympathique, grâce aux rencontres que j'ai pu faire ces derniers temps.

Premiers battements d'ailes jeudi dernier, avec la séance de lecture/dédicace organisée par ma librairie préférée à Montpellier, j'ai nommé "le grain des mots", avec... Laurent Gaudé à l'occasion de la sortie de son dernier livre, lu et relu, "Salina"!


Salle comble, 120 personnes s'étaient déplacées comme moi, nous étions entassés, assis par terre ou  debout, faute de places assises en nombre suffisant, et ça réchauffe le coeur de constater que les lecteurs ne sont pas une espèce en voie de disparition..


Et puis, une soirée à écouter la geste d'un écrivain qui ose plonger son lecteur dans ces genres pas très vendeurs que sont l'épopée et la poésie, et qui raconte simplement le choix des sujets de ses livres, sa prédilection pour le genre antique, qui se rend accessible, pendant que de temps à autre, un acteur vient lire des extraits de son texte..

Un pur moment de grâce, loin du cra-cra quotidien..

Envol assuré ensuite les jours qui ont suivi.
Mais pour que vous compreniez bien, il me faut vous donner quelques explications.

Depuis que nous sommes arrivés à Montpellier, mon mari, organiste, a rejoint comme je vous l'ai certainement déjà dit ce que j'ai appelé le club des joyeux organistes farfelus.
On se rencontre fréquemment pour déjeuner ensemble (on peut être musicien et amateur de bonne chère), et bien sûr, parler et faire de la musique ensemble.

Mon cher et tendre a également adhéré à une association dont il est devenu membre à part entière,:

Késaco?

L'orgue du temple de Maguelone est un malheureux instrument à bout de souffle.
Ses tuyaux sont tordus, la plupart de ses jeux sont hors service, et vouloir jouer dessus relève de l'exploit.


Il faut donc en changer, c'est évident.

Là où mon propos devient dithyrambique, c'est que l'association en charge de ce projet a décidé que, tant qu'à faire, il fallait voir beau et grand, et que ce projet répondrait à une triple vocation: cultuelle, culturelle et pédagogique.

A savoir, non pas changer pour un instrument lamda, mais pour le plus bel orgue qui soit.

Elle s'est donc adjoint le concours d'un architecte pour le buffet, Martin Bacot ( organiste lui aussi ), pour intégrer au mieux le futur instrument dans le temple, a choisi le facteur d'orgue qui devra le construire (Pascal Quoirin), avec le concours de Philippe Lefebvre (organiste à Notre Dame de Paris) et voici donc le projet retenu:


C'est beau, non?

Bon, maintenant, reste à trouver le financement pour débuter le chantier, et çà..

La passion se faisant fi de cet aléa, et la philosophie du groupe étant que ce n'est pas l'argent qui va porter le projet mais que celui-ci, par son ambition, va attirer les fonds, il fallait le faire connaître par une vaste campagne événementielle.

Le chef d'orchestre Jean Claude Casadesus, sollicité en son temps pour être le président d'honneur du comité de soutien, s'est donc vu demander d'apporter son concours en dirigeant un concert avec les élèves du conservatoire, après avoir donné une Master classe de direction d'orchestre, assuré les répétitions pendant plusieurs jours..et il a accepté!



Jeudi dernier, un "dîner de gala" lançait donc l'opération dite de parrainage des tuyaux du futur orgue, en présence du chef d'orchestre, de l'architecte et du facteur d'orgue et de personnalités.

Vendredi soir, le concert avait lieu, et la première symphonie de Beethoven retentissait dans le temple plein à craquer!


Certes, tout n'est pas encore joué..Il faut maintenant trouver 700 000 €.
Le parrainage des tuyaux, qui permet à chaque donateur de voir son nom gravé sur un des 2 000 tuyaux donnera la crédibilité nécessaire pour faire appel au mécénat..

Mais, visiblement, la foi déplace les montagnes, et pour le moment, ce projet qui paraissait un peu fou, semble se concrétiser grâce à l'énergie et à la ténacité que déploie chacun des protagonistes!

Qu'il y ait en ce monde mercantile et grisâtre des personnes qui se mobilisent pour un projet ayant pour objet la musique, l'esthétique et la grâce me comble et me donne des ailes!

Je n'oublierai pas le sourire des jeunes de l'orchestre qui offraient cette symphonie avec une concentration, un bonheur rayonnant, et avouant à la fin du concert:  ce chef nous "donne envie"!

Depuis, je l'avoue, je plane, rêvant à ces "donneurs d'envies" que sont les artistes, artisans du rêve, et petites mains qui s'activent dans l'ombre pour voir le rêve devenir réalité..


vendredi 12 octobre 2018

Mes dernières fabuleuses découvertes de lectrice.

Il y a parfois des périodes où rien de ce qui vous tombe sous la main dans une librairie ou une bibliothèque ne vous enchante.

On a beau feuilleter les ouvrages, lire les quatrièmes de couverture.. non décidément, aucun ne vous tente,  ne vous aguiche avec son illustration ou son titre..

Périodes de frustration où l'on se prend à préférer relire un bon Balzac, une valeur sûre dans laquelle je me plonge avec délice dans ce type de situation .




Et puis, il y a les périodes où d'un coup, vous ne trouvez que des pépites qui vous émerveillent.

Ce qui vient de m'arriver.

Deux bouquins donc, recommandés par différentes personnes lors de déjeuner, de rencontre, et un fort attendu par moi puisqu'il s'agit du dernier livre sorti de Laurent Gaudé, un de mes auteurs fétiches.

Curieusement, les trois livres avaient pour thème commun le voyage, la mémoire et le rôle des souvenirs.

Mais passons donc au premier, j'ai nommé "l'usage du monde " de Nicolas Bouvier.



Je le reconnais, ce n'est pas un livre récent, bien que contemporain,  puisqu'il est paru en 1963.
C'est lors d'un déjeuner, avec des connaissances, alors que nous parlions de notre voyage en Iran, qu'une des convives m'a vivement encouragée à découvrir cet ouvrage.

Qu'elle ait signalé au passage qu'il avait été au programme de l'agrégation de lettres m'a un peu inquiétée, mais, étant en période de désert littéraire, je me suis laissée tenter. et me suis régalée de chaque page de ce livre..

De quoi s'agit-il?
De littérature "de voyage" qui raconte les 6 mois de l'auteur dans une vielle Fiat Topolino avec son ami, le dessinateur Thierry Vernet à l' été 1953, à travers les Balkans, l'Anatolie, l'Iran puis l'Afghanistan avant d'arriver à la frontière avec l'Inde.
Aventures, humour, péripéties en tout genres, pannes, maladies, rencontres inoubliables et surprenantes, odeurs, sensations.. je ne peux que laisser la parole à un bien meilleur critique que moi:

"Par son écriture serrée, économe de ses effets et ne jouant pas à la " littérature ", Nicolas Bouvier a réussi à atteindre ce à quoi peu sont parvenus : un pur récit de voyage, dans la grande tradition de la découverte et de l'émerveillement, en même temps qu'une réflexion éthique et morale sur une manière d'être au monde parmi ses contemporains, sous toutes les latitudes."


Autre style,  autre livre, recommandé cette fois par une de mes filles qui venait de le finir:



Ishiguro, j'avais déjà lu "les vestiges du jour", avait applaudi à son prix Nobel de littérature, et donc, me suis plongée avec allégresse dans cet ouvrage paru en 2015.

Je reconnais y être entrée avec perplexité: le début du récit se situe dans un lieu que l'on ne connaît pas, où les gens vivent en troglodytes en petite société fermée à une époque non déterminée, et dont la principale caractéristique est qu'un brouillard permanent semble leur ôter tout souvenir.
A ce stade, on se demande vraiment si on va poursuivre sa lecture, mais heureusement, un couple de petits vieux, très amoureux, nous entraîne dans la poursuite du récit.
Ces derniers se souviennent encore qu'ils ont un fils, parti au loin, qu'ils aimeraient revoir, et décident d'entreprendre le voyage pour le retrouver.

Et là,on plonge avec eux dans l'aventure, à la rencontre d'elfes, de dragons, de chevalier de la table ronde, de moines masochistes, de merveilles, et on découvre avec eux l'Angleterre moyennageuse du Vème siècle, après les guerres entre saxons et bretons..

Au fur et à mesure de leur voyage, ce couple retrouve peu à peu des souvenirs.. qui ne sont pas tout à fait ceux auxquels ils croyaient.. Ne valait il pas mieux les oublier..
Et n'était-ce pas le but de ce brouillard d'oubli, de permettre aux êtres humains de vivre en paix, d'oublier les querelles, les guerres, les massacres afin de permettre à la paix de s'installer.. au détriment d'une certaine liberté..

Allez, un critique là encore parlera mieux que moi: " Ishiguro excelle à créer un univers, à instaurer des climats que l'on n'oublie pas". Lire Axl et Beatrice vivent un amour constant qui a résisté aux années. Ils décident de faire un voyage pour rejoindre leur fils, parti depuis longtemps. De nombreux obstacles se dressent sur leur chemin, parfois étranges, parfois terrifiants, et mettent leur amour à l'épreuve. Leur parcours est une métaphore de nos vies à tous. Dix ans après Auprès de moi toujours, Kazuo Ishiguro revisite, dans Le Géant enfoui, les thèmes shakespeariens qui traversent son oeuvre : la mémoire et l'oubli, la confiance et la haine, la vengeance et la justice. L'histoire d'Axl et Beatrice, une allégorie du monde moderne, est d'ores et déjà un monument de la littérature.

Troisième et dernier livre, enfin, fini hier:



Celui-là, je l'attendais, l'avais même pré-commandé, parce que Laurent Gaudé m'emporte à chacun de ses livres, me fascine, m'élève,  c'est triste, c'est poignant,  c'est profondément humain, et chaque phrase est ciselée comme un poème. 
Bon, j'aime, quoi..

Là aussi, le sujet traite également de mémoire et de voyage..
Je vous copie-colle la quatrième de couverture:

"Qui dira l’histoire de Salina, la mère aux trois fils, la femme aux trois exils, l’enfant abandonnée aux larmes de sel ? Elle fut recueillie par Mamambala et élevée comme sa fille dans un clan qui jamais ne la vit autrement qu’étrangère et qui voulut la soumettre. Au soir de son existence, c’est son dernier fils qui raconte ce qu’elle a été, afin que la mort lui offre le repos que la vie lui a défendu, afin que le récit devienne légende."

Un portrait de femme exceptionnel de force de vie, de puissance, le récit du voyage du fils cherchant le cimetière où enterrer sa mère, celui-ci étant situé sur une île entourée de muraille dont la porte ne s'ouvre que si quelqu'un raconte la vie du défunt, l'idée toujours présente chez Laurent Gaudé que le souvenir des êtres décédés permet seul la paix pour les défunts, et la possibilité d'avancer en être vivant et conscient d'être libre pour ceux qui restent..

Bon, je suis un peu confuse, j'en conviens, donc, une seule solution pour vous: lisez le livre!!

Et moi, maintenant.. qu'est ce que je vais lire??


lundi 8 octobre 2018

Lendemain de fête.

Et voilà, snif, mes jeunes sont repartis hier après être venus ce week-end fêter mes 60 ans.
D'ailleurs, depuis ce matin, le ciel est à l'orage..



Mais que de joies et de surprises auront marqué ces derniers jours!

C'est toujours un vrai bonheur de se retrouver tous ensemble, de partager les repas, de rire, de discuter..

Tous sont venus en train, qui de Paris, qui de Bordeaux, avec les facéties toujours imprévisibles de la SNCF.
Ne parlons pas des retards, des annonces farfelues qui mériteraient un catalogue :
de la plus solennelle: "c'est votre chef de bord qui prend la parole".. pour annoncer "30mn de retard évolutif" (ce sera une heure au final),
à la plus agressive: "mesdames, messieurs, on a déjà assez de retard, ( une heure et demie) donc sortez rapidement du train", en ayant changé le terminus en cours de voyage (bonjour, les correspondances)..

Nous avons, de surcroît, toutes les raisons d'être un peu remontés à Montpellier, depuis la construction de la nouvelle gare qui s'ajoute à la classique gare "Saint Roch" du centre ville,  j'ai nommé "Montpellier sud de France", installée au milieu des champs, pour accueillir 8 trains par jour au grand maximum.


Des dessertes vers le centre de la ville assurées par de rares navettes de bus, un parking dont l'accès ne peut se faire que par une petite route champêtre, et un hall désert.. sauf lorsqu'un Ouigo déverse quelques 800 passagers d'un coup!


Ne râlons pas trop, il paraît qu'en 2020, il y aura un accès par le tram, une fois que la prolongation de ce dernier aura été achevée.
(De plus, mon mari m'a offert la fameuse "carte senior" de la SNCF à laquelle j'ai droit depuis mes 60 ans et que j'étrennerai bientôt pour me rendre à Strasbourg ..en train, bien sûr!)

Ces aléas ferroviaires n'auront pas gâché nos retrouvailles.

Le soleil était au rendez-vous, l'orage a eu la courtoisie de n'éclater que dans la nuit, et, si nous n'avons pu nous baigner dans la piscine, affichant péniblement 17 degrés, c'est toujours un plaisir de
déjeuner autour de ce carré bleu lumineux frémissant sous le vent..


Retrouvailles, donc, et.. cadeaux!

Mes jeunes m'ont offert un superbe gilet tout douillet à la boutique de cachemire Eric Bompard pour cocooner avec un bouquin le soir, sur mon canapé:


J'ai reçu également un somptueux bouquet de fleurs:


Et, chouette surprise, mon fiston m'a inventé et bricolé cet engin:


Je vous sens perplexes, là.
Il s'agit d'un engin qui scanne ma partition de piano, et me permet de l'entendre au casque.
J'explique: je sélectionne les passages que je veux améliorer,  phrase par phrase, voire mesure par mesure, au tempo que je souhaite, en boucle, jusqu'à ce que je sache parfaitement les jouer!
Je ne sais pas si mes explications sont très claires, mais..personnellement, je suis ravie..

De son côté, mon mari, qui avait pourtant déjà dignement fêté mes 60 ans en septembre, avait réservé un déjeuner au plus chic restaurant de notre coin, répertorié au Gault et Millau et classé 3 fourchettes au Michelin, j'ai nommé : "le Mazerand", ancienne maison de maître vigneronne absolument splendide.


Site enchanteur, personnel aux petits soins, et carte de saison.. à tomber !

Je vous laisse  admirer mon dessert intitulé :
La fraîcheur du citron et du Yuzu :
verrine citron, yuzu  , ½ sphère chocolat blanc cœur pâte de citron …


Pour les très gourmands:
 L’assiette de chocolathérapie  version 2018 :
 Praliné, gianduja , noisettes torréfiées et chocolat noir  


Et pour les très, très gourmands qui n'arrivent pas à choisir: la grande assiette gourmande, bien sûr!


Et voilà, aujourd'hui, c'est fini, chacun est reparti reprendre son travail ce matin..
Les lessives tournent, les chambres sont rangées,le soleil fait quelques timides apparitions .. et j'ai plein de chouettes cadeaux et souvenirs de ces moments chaleureux remplis de tendresse et d'affection..


dimanche 23 septembre 2018

Amitié, musique, gastronomie.. l'automne s'annonce bien!

Scoop: me voilà seule à la maison, chose qui ne m'était pas arrivée depuis fort longtemps..

Mon dernier convive est reparti en fin de semaine dernière, mon mari est à Strasbourg depuis hier pour aider mes beaux-parents à quitter leur logement pour s'installer en maison de retraite..

Quel calme, soudain pour ce début d'automne!


A vrai dire, je ne sens pas encore le changement de saison: les températures frôlent encore les 30°, je porte encore robes et tongs..la subtile différence vient de l'heure à laquelle tombe le soir: de plus en plus tôt.
Les étals du marché changent également, voici que reviennent les champignons, potimarrons, pommes, poires, qui se mêlent discrètement aux pêches, prunes, raisins et tomates..

Mais revenons à cette fin de l'été.

Après nos fameuses "rencontres familiales musicales" fin août, un de nos amis, flûtiste, s'est invité pour revoir Montpellier où il avait fait ses études, ses amis, en l'occurrence, nous - ainsi que d'autres personnes hautes en couleur de sa connaissance, partager ma cuisine et surtout, surtout! faire de la musique ensemble.

Son arrivée le premier jour a d'ailleurs commencé en musique, puisque mon ancienne prof de piano installée depuis un an à Montpellier organisait un récital de piano à l'occasion de la sortie de son premier disque.


Que croyez-vous qu'il arrive lorsque deux musiciens se rencontrent sans se connaître.. ils jouent ensemble bien sûr! Et l'allegro d'une sonate de Mozart s'est glissée subrepticement dans la programmation pour le bonheur de tous!


Entre deux moments musicaux, visite à Montpellier, Palavas, et Sète.

Mon ami a retrouvé avec émotion le "Lazaret",ce  premier centre de repos pour indigents malades, crée au XIXème siècle, qui sert maintenant de centre de vacances, de séminaires..


..où une plaque commémorative rappelle le souvenir de ses parents qui avaient hébergé des enfants réfugiés de la guerre d'Espagne et où il fut reçu avec attention, respect et gentillesse..


De grands moments de rires, de bavardages sans fin, de musique et d'émotion.. tout ce qui fait l'amitié..

Je retrouve maintenant le rythme normal de mon existence: mes cours de piano ont recommencé ce vendredi, je m'occupe de mon jardin, je bouquine..

D'ailleurs, je vous parlerai de mes coups de coeur livresques dans un prochain post, la rentrée est là aussi, riche en découvertes!








samedi 8 septembre 2018

J'ai passé le cap des 60!


Il fallait bien que cela arrive, me voilà entrée dans le club des sexagénaires..
Il paraît même que je peux maintenant me payer la carte senior à la SNCF..
Bon, je ne l'ai pas encore demandée.. parce que dans ma tête, en fait, j'ai 38 ans.
Voilà.
Lors de mes 50 ans, j'avais écrit ma chanson  "le quinqua blues", il va me falloir la remettre à jour, mais le "sexa blues", me paraît plus difficile.. et puis, mes 60 ans viennent juste de commencer!

Un anniversaire début septembre, c'est quand même chouette, même si, rentrée oblige, nous ne le fêterons avec mes jeunes que début octobre.
Il fait beau, les températures sont agréables, la mer est belle, la lumière toute douce..( les moustiques disparaissent!) on sent que l'automne approche, donc on fait le plein de soleil et d'énergie!

Mon mari m'a préparé un week-end pour ce changement de dizaine, en distribuant  les cadeaux à chaque repas dès le petit déjeuner de samedi.
Samedi midi, selon mon souhait, virée à la plage en vélo pour un plouf dans la mer et un restau de poisson.


Dimanche, pique-nique dans les Cévennes, à l'occasion du rassemblement annuel de "l'assemblée du désert" qui se tient à Mialet.



Thème des interventions: "femmes du désert", à l'occasion du 250 ième anniversaire de la libération de Marie Durand, protestante incarcérée 38 ans, lors des guerres de religion, dans la tour de Constance à Aigues Mortes.
Une journée dédiée aux femmes qui résistent, ça m'allait bien.




Et, surprise, réception d' un texto d' une cousine au milieu de la foule, me proposant de venir me claquer la bise pour mon anniversaire!

Une photo d'une partie de mes cadeaux ( je n'ai pas tout mis, honte à moi), pour vous donner une idée:



Finalement, j' assume mes 60 balais.
Je réalise que rien n'a vraiment changé du jour au lendemain, que toutes mes activités reprennent bientôt, ma librairie préférée reçoit bientôt Jérôme Ferrari à l'occasion de la sortie de son nouveau livre, j'ai un super pote musicien qui débarque avec sa flûte cette semaine, mon ex-prof de piano russe donne un concert privé chez elle à l'occasion de la sortie de son premier disque, et nous continuons à faire nos virées sympas avec des copains.

Un exemple?
Passage à Nîmes hier, retrouver des amis pour le déjeuner et visiter ensemble le nouveau musée de la Romanité, ouvert le 12 juin de cette année face aux Arènes.


Mosaïques, statues, fresques dans une mise en scène élégante et aérée..sans la foule, un plaisir sans nom.

Nîmes, en septembre est une pure merveille..


En conclusion, le dicton de la soixantaine:


Na!

vendredi 31 août 2018

La fête est finie!

Et voilà, les vacances se terminent, et nous avons fêté la deuxième édition de nos rencontres familiales musicales le dernier week-end de ce mois, en même temps que la fête de Lattes!


Au menu familial:
- musique donc, le canon de Pachelbel étant au programme, et l'oeuvre phare de ce rendez-vous,
- anniversaires: nous étions 3 nouveaux sexagénaires, et 2.. trentequatrenaires (?)
- piscine, jeux de société, de Mölki, tour au marché, chants et repas en commun, sachant que nous étions 16 participants, et que d'autres amis se sont joints à nous!

- la tenue de cette session 2018:


Je rappelle que notre groupe est composé en majorité d'alsaciens (d'où la coiffe) venus à Lattes pendant les fêtes camarguaises, donc, taurines!

Pour préparer tout cela, il a fallu faire quelques exercices de maths: combien de kilos de patates et d'oignons pour confectionner une salade pour 16? ( réponse: 4 de patates, et un pour les oignons); combien de sardines pour les grillades,
combien de bouteilles d'eau plate, gazeuse et autre boissons pour hydrater tout ce petit monde pendant 4 jours ( réponse: 5 packs de chaque)...

La question des tasses à café pour le petit déjeuner fut judicieusement réglée par la commande de mon mari de ces mugs distribués à chacun:



Travail en commun, tant pour l'épluchage des pommes de terre:


que pour la musique!
Notre chef d'orchestre préféré a réussi à garder calme et sang froid malgré nos couacs répétés, fous-rire, démarrages intempestifs et errements rythmiques.
Avouons le, faire jouer ensemble deux pianos, un orgue, un saxo, 2 violons, 3 guitares, un djembé et diverses percussions relevait de l'exploit!


Ce dessin là était bien prémonitoire..

Et pendant ce temps, au menu local dans les arènes à côté de chez nous, et à la manade toute proche, se tenaient ferrades, courses, abrivados, le tout ponctué de musique assurée par la banda locale, tout aussi bruyante que nous!




Superbes moments, passés dans la joie, la musique, la complicité et le bonheur de se retrouver tous ensemble.

Le calme est revenu, tant dans la ville que chez moi.. sur les plages, les touristes sont repartis..



Un étrange instant de sérénité après toutes ces festivités...
Les lits sont défaits, les tables repliées, les lessives finies, la vaisselle rangée,  je reprends mes activités petit à petit: aujourd'hui, confiture de figues.. pour les prochains visiteurs gourmands!