dimanche 2 février 2020

C'est à nouveau le jour de la marmotte, et ma semaine du théâtre!


C'est officiellement aujourd'hui que les marmottes canadiennes et américaines devraient nous révéler leur prévision sur l'arrivée précoce ou tardive du printemps.

Si j'en crois les lézards qui se promènent sur les murs en ce début février, l'hiver serait déjà fini chez moi, si tant est qu'il ait eu lieu!


Ce mois de janvier infiniment gris et pluvieux est passé à une vitesse excessive, il faut dire qu'il a été bien occupé.

Pour mémoire, un petit séjour parisien, deux cinés, des randos, une visite guidée de la cathédrale de Maguelone, ce lieu magique perdu au milieu de nulle part entre la mer et les étangs..


Sans compter le dernier cours du Louvre  auquel je me suis inscrite sur internet!



Premier cours sur la danse, 



le second sur le sport, 



Il faut que je m'active, j'ai craqué pour un autre cours qui débute fin février:



Car dès maintenant, commence notre semaine "théâtre"!

Samedi, nous avons pu voir au théâtre Jacques Coeur de Lattes, "le Misanthrope", interprété par Lambert Wilson.


Un pur moment de grâce.La mise en scène, les comédiens, et surtout, le bonheur d'un texte, d'une langue dont on se délecte, que l'on savoure en toute gourmandise..
Magistral.

Ce soir, retour au même théâtre, pour aller voir une adaptation du "roi Lear".
Si vous vous en souvenez, nous avions suivi un stage de 2 jours avec le metteur en scène sur cette oeuvre, à nous maintenant de voir  ce qu'il advient de cette pièce avec de vrais comédiens!




Toujours dans le domaine théâtral, nous irons cette fois vendredi à Béziers assister à la représentation d'une pièce de Goldoni, mise en scène par Clément Hervieu-Léger: "une des dernières soirées de carnaval".



Après avoir remporté un franc succès aux Bouffes du Nord, la pièce est actuellement en tournée et sera à Béziers le week-end prochain. Le compagnon d'une de mes filles y exerçant ses talents de régisseur nous a proposé de venir.. nous n'avons pas refusé!

Enfin, dans ce marathon culturel, un bonheur n'arrivant jamais seul, ma librairie préférée à Montpellier, "le grain des mots", reçoit mercredi une de mes auteures chouchou, j'ai nommé.. Valentine Goby pour son dernier livre (je vous ai déjà parlé), "murène".


Trois pièces de théâtre et une rencontre littéraire dans la même semaine, cela ne m'était pas encore arrivé, mais scrogneugneu, que c'est bon!

vendredi 24 janvier 2020

Temps pourri dans le Midi.

J'ai vraiment perdu l'habitude du temps tout gris!



Voilà que depuis dimanche nous subissons un ciel plombé, du vent, des averses.. pas de tempête, mais un temps très doux et très maussade qui incite à hiberner.




Bon, c'est l'hiver, le temps des soupes, des gratins, des compotes et des gros pulls, j'en profite pour me débarrasser des corvées que j'oublierai allègrement au printemps, à savoir les rendez-vous de contrôle chez le dermato, ophtalmo, dentiste et compagnie, sans oublier non plus la séance coiffeur!

Pour lutter contre la sinistrose, une bonne rando dans la gadoue mardi dernier, au pas de course pour éviter la pluie, mais fort sympathique pour s'aérer et papoter avec les copains.

Le Louvre ouvre un nouveau MOOC: "L'instant figé, quand l'art saisit le mouvement":

"Est-il possible de capturer, sur une toile ou dans un bloc de pierre, la beauté d’un geste ou la dynamique d’une action ? Par quels artifices créer l’illusion du mouvement, afin d’insuffler de la vie à une œuvre statique ?
Ces questions techniques, récurrentes dans l’histoire de l’art, font partie pour les artistes d’une recherche plus fondamentale : comment capturer et retranscrire dans leurs œuvres le désir, l’émotion, l’énergie vitale ou les pulsions mortifères, ces puissants ressorts de l’âme et du corps qui nous animent ?
Transports amoureux et combats mythiques, exploits sportifs et danses initiatiques : Ludovic Laugier, conservateur en charge de la sculpture grecque au Musée du Louvre, vous entraîne à travers les siècles et les salles du Louvre pour explorer les mille et un gestes qui, du plus épique au plus fugace, racontent l’homme."
Vous l'aurez deviné, je suis inscrite et vient de finir mon premier cours sur "la danse".


Un temps finalement favorable au travail du piano!



Je  redécouvre "Docteur Gradus ad Parnassum" de mon compositeur fétiche (et si difficile à se mettre dans les doigts),  Debussy, et prend le temps d'en analyser les finesses et les subtilités.

Et pour rester dans le domaine ursidé et garder une humeur joviale, en avant pour Baloo et son hymne: "il en faut peu pour être heureux"!


Un temps également pour aller au ciné, voir enfin le film "les Misérables", bouleversant, et programmer d'aller voir "la Llorona" , ce film fantastique guatémaltèque de  Jayro Bustamente..


Vous pensez bien que la lecture reste une de mes activités favorites en ce moment!

Quelques découvertes rayon polar: Lisa Gardner, auteure américaine de best-sellers tels que "la maison d'à côté", "lumière noire" bien ficelés et bien tordus comme je les aime.

Côté nordique, un petit nouveau: Ragnar Jonasson "de l'Islande en intraveineuse", dont vous aurez du mal à demander un de ses livres en librairie, tant les titres sont imprononçables: "Mörk", "Snjor", "Vik", " Sott"(sous-titre: huis-clos à Sigurfjördur). Pas révolutionnaire, mais très sympa.



Enfin, Adler  Olsen ( danois), vient de nous concocter " Victime 2117", la suite des Enquêtes du département V, un bouquin au top,  impossible à résumer. Juste vous dire qu'il parle des réfugiés syriens..



Chance, Pierre Lemaître, nous offre le dernier ouvrage de sa trilogie entamée avec "Au revoir, là-haut", suivie par "couleurs de l'incendie", avec :


Le pitch: "Avril 1940. Louise, trente ans, court, nue, sur le boulevard du Montparnasse. Pour comprendre la scène tragique qu'elle vient de vivre, elle devra plonger dans la folie d'une période sans équivalent dans l'histoire où la France toute entière, saisie par la panique, sombre dans le chaos, faisant émerger les héros et les salauds, les menteurs et les lâches... Et quelques hommes de bonne volonté.
Il fallait toute la verve et la générosité d'un chroniqueur hors pair des passions françaises pour saisir la grandeur et la décadence d'un peuple broyé par les circonstances.Secret de famille, grands personnages, puissance du récit, rebondissements, burlesque et tragique... Le talent de Pierre Lemaitre, prix Goncourt pour Au revoir là-haut, est ici à son sommet.".

Un bon gros roman populaire, des aventures, des personnages attachants.. top pour cet hiver pluvieux.

Dernier régal, "sur les chemins noirs", et "la panthère des neiges",  de Sylvain Tesson, que j'apprécie de plus en plus..


Dans ses livres, je redécouvre  le bonheur de prendre le temps, le temps déconnecté du mouvement, des écrans, de la vitesse, le temps de regarder autour de nous le visible et l'invisible, de s'ouvrir à la réalité du monde, à être à l'écoute de nos sensations, et surtout, sans prétention aucune, attentifs et respectueux de ce qui nous entoure.

Et çà, çà fait du bien!



samedi 18 janvier 2020

Escapade parisienne.

Nous avons eu une chance incroyable la semaine dernière lors de notre virée à Paris.

Tout d'abord, malgré la grève, nos trains aller et retour ont été maintenus.


Inouï, c'est bien le mot.
Soyons réalistes, on parle bien de la SNCF, le train retour affichait tout de même 25 minutes de retard. Mais, en cette période, il faut savoir être reconnaissant d'avoir déjà un train qui roule.



La météo, dans sa grande générosité, s'est montrée plus que clémente, et nous avons bénéficié d'un temps tout doux, pour nous, pauvres sudistes.

Enfin, nous avons pu nous déplacer dans Paris sans problème, si, si, je vous le jure!
Mes filles avaient leur super application pour ce faire, et en passant par des moyens de transport divers (bus, train, métro..) nous nous sommes rendus d'un point à un autre sans attente..magique, je vous dis.

Nous sommes donc partis le vendredi 10 au matin, pour nous rendre tout d'abord au Louvre, visiter l'exposition Léonard de Vinci pour laquelle nous avions nos places réservées depuis longtemps.
Chance, là encore, nous serions partis une semaine plus tard, le Louvre était fermé pour cause de grève.



Comme nous étions en avance, nous y sommes rendus à pied, en passant par l'Ile de la Cité constater où en était la rénovation de Notre-Dame (snif, c'est vraiment triste).

Ca y est, nous arrivons au Louvre. Mais pas seuls..


Certes, mes tableaux favoris étaient bien présents (il faut bien avouer que la sainte Anne réside en permanence au Louvre), mais trop de monde agglutiné devant les croquis pour les apprécier vraiment.
Anecdote rigolote: un vigile était spécialement affecté à l'un de ceux-ci pour interdire qu'on le photographie, à la demande de la Fondation Bill et Mélinda Gates à qui il appartenait.

Après avoir vainement cherché le célèbre "homme de Vitruve", un gardien nous a informé qu'il avait finalement bien été exposé, mais qu'il était déjà reparti en Italie..

Beaucoup de croquis, d'études, et le plus fascinant, la "réflectographie infrarouge" appliquée à certains tableaux, permettant de découvrir toutes les modifications apportées à l'artiste au fil de la confection de son oeuvre.


Et vous ne couperez pas à mon tableau préféré!



Le lendemain, après avoir été hébergé au Chesnay chez une de mes filles, départ pour la rue du Cherche-midi, fêter, en famille et amis, les presque 30 ans de mon fils, venu tout exprès de Bordeaux, au restaurant "Apéti".
Amis végans ou non, je ne peux que vous recommander ce resto, produits tout frais, savoureux, préparés sur place, et superbe décoration , végétale, bien sûr!


Le soir?
Pendaison de crémaillère chez ma seconde fille qui venait d'emménager elle aussi dans son nouvel appartement..
Comme toujours lorsqu'on se retrouve, fous-rire, jeux, et. bonne bouffe!

Le dimanche était le jour de notre départ, après être passés au Grand Palais visiter l'exposition "Le Gréco".


Cet artiste, mon mari et moi l'apprécions tout particulièrement.
L'énergie, l'élan, la vitalité qu'il déploie dans ses toiles nous bouleversent à chaque fois..



Couleur et mouvement nous empoignent et nous transportent vers le sublime.. à mon humble ressenti.

Un p'tit tour en sortant pour aller voir les fameuses "tulipes" de Jeff Koons non loin de là:


Original, peut-être, çà égaie le ciel parisien, mais bon, je ne me suis pas roulée par terre d'extase non plus, surtout en sortant du Gréco!

Depuis, nous voici rentrés chez nous, avons repris nos activités, la météo divague un peu, entre pluie et soleil, je suis un peu surprise de continuer à voir lézards et moustiques se balader tranquillement au mois de janvier, et je ne vous quitterai pas sans vous faire profiter du charme de notre dernière randonnée:







mercredi 15 janvier 2020

2020 démarre sur les chapeaux de (grande) roue!

Déjà le 15 janvier, le temps passe trop vite, j'ai encore tout juste le temps de vous faire partager:


Topo express.

- événements familiaux, un très triste, le décès de ma belle-mère, et un heureux, un mariage.

-  rencontres: de nombreuses et chaleureuses visites d'amis, d'enfants, sans oublier notre maintenant traditionnelle rencontre musicale familiale fin août.

 - voyages: (outre les visites à Strasbourg, Aix, Montignac, Anduze), notre grand tour au val d'Aoste, et le top au mois d'août, j'ai nommé: le festival de Bayreuth!

- santé: deux interventions chirurgicales de mécanique sous anesthésie générale de mon côté, j'estime avoir rempli mon quota pour un bon nombre d'années maintenant.

- maison: un sauvetage de palmier attaqué par les papillons, un plancher de cuisine inondée refait à neuf, des travaux de rénovation sur chaudière, volets, portail et.. sonnette, ouf, n'en jetez plus.

- investissement: achat d' un 2 pièces dans le quartier Antigone de Montpellier pour bénéficier d'un petit revenu locatif, c'est encore pour l'instant un peu aléatoire, au vu des difficultés que rencontre notre locataire à se rappeler qu'il doit régler son loyer mensuellement.

-surprises: participation à un stage de théâtre, et  un tableau d'Aurélie Salvaing, que nous aimons beaucoup, gagné à l'occasion d'une.. tombola!



Pour fêter comme il se doit le passage de 2019 à 2020, en guise d'apéritif festif, nous sommes allés au concert du Nouvel An au Corum de Montpellier, pour nous divertir avec des airs d'Offenbach, de Bernstein, de Paul Dukas (l'apprenti sorcier), Delibes, Piazzolla et bien d'autres encore, sans oublier, pour conclure, la trop fameuse "Marche de Radetzy".

L'orchestre s'était mis au goût du jour, et je ne résiste pas au plaisir de vous montrer les parures des contrebasses:


A la sortie du concert, petite balade sur la place de la Comédie où des groupes de joyeux musiciens s'en donnaient à plein coeur pour fêter la nouvelle année:


Un peu grisés par cette ambiance pleine d'entrain, nous avons décidé de monter sur la grande roue pour finir notre soirée, comme de grands enfants que nous sommes.



Vous aurez donc un aperçu vu d'en haut de cette fameuse place montpelliéraine!



En bonus, un aperçu du sapin-manège devant le théâtre:



Petit réveillon à deux, puis, nous sommes rentrés pour de bon en 2020, en reprenant nos randonnées, cours de piano, yoga.

Ne croyez pourtant pas que nous allions reprendre de façon plan-plan cette nouvelle année!

Dès le week-end du 11 janvier, nous sommes partis faire une virée parisienne riche en rencontres, expos et découvertes..

Ce sera l'objet de mon prochain post.

mardi 31 décembre 2019

Oups! c'est le dernier jour de l'année!

Noël est déjà passé, 2020 est pour demain, et je m'aperçois que je ne vous ai pas donné de nouvelles depuis un certain temps..



Donc, Noël est passé, et j'ai eu la joie de recevoir tous mes jeunes pour cette fête.
L'enjeu cette année était de taille: quitter Paris ou Bordeaux en train pour venir à Montpellier, et y retourner..
Le défi a été relevé haut la main, et que ce soit en train ou en Blabla car, chacun a trouvé un moyen de locomotion pour que nous soyons tous ensemble.

Nous étions donc 7 autour du sapin , toujours aussi garni:


et de ma crèche provençale, dans laquelle ont été admis depuis un certain temps un couple d'alsacien..


Table toujours bien garnie, et présentation des plats toujours artistique réalisée par l'amie de mon fils:


Ce qui me donnait une très jolie table pour l'apéro du soir:


Ambiance toujours aussi magique et chaleureuse grâce à la participation de chacun, et l'affection qui se dégage lors de cette fête..

Avouons-le, ce Noël fut également particulier grâce à une météo exceptionnelle qui nous a permis de déjeuner dehors  le 25 décembre!
Et si nous étions bien en hiver (le vent s'est chargé de nous le rappeler), mon camélia nous a offert à lui seul un festival haut en couleurs  :


Jeux de société, chants, musique, fous-rire et balades en bord de mer ont bien occupés cette semaine festive..


Je suis encore en pleine nostalgie de ces moments chaleureux et inoubliables..
Une fois tout rangé, la maison retrouve son aspect habituel, les lessives ont séché, les lits sont refaits, mais.. c'est calme, très calme.. ne reste plus que le sapin qui prolonge, pour un court instant encore, cette période enchantée..

Heureusement, nous avons déjà programmé de nous retrouver tous dans une dizaine de jours à Paris (si nos trains sont maintenus), visiter les nouveaux logements de nos filles, aller voir l'expo Vinci et Le Gréco, revoir des amis et, sans doute, s'il a un train qui roule, fêter les 30 ans de mon fiston!

En attendant, ce soir, c'est le réveillon, et cette année, nous avons réservé nos places pour le concert du Nouvel An au Corum de Montpellier..



A 18h, à nous la musique, à nous Bernstein, Offenbach, Debussy, Dukas, Piazzolla.. et bien d'autres pour finir l'année dans la joie et la bonne humeur!

Et à tous, juste à temps..




lundi 9 décembre 2019

Ciboulette gelée et enragée..

Glagla! j'évoquais la dernière fois la célèbre "reine des neiges", je ne pensais pas avoir à l'incarner..
Motif: une chaudière en panne depuis dimanche, plus de chauffage, plus d'eau chaude.. j'ai froid, j'ai très froid..

D'ailleurs, même mon chat a froid, il passe ses journées dans l'abri qui nous lui avons confectionné:



Le chauffagiste contacté tôt ce matin ne viendra que... demain après-midi.




En attendant, nous avons heureusement retrouvé deux petits radiateurs soufflants, enfilons des couches de pulls,  retrouvons les réflexes d'un temps pas si ancien pour se laver à l'eau chaude sortie de la bouilloire, et je savoure le bonheur d'avoir découvert un antique flacon de shampoing sec pour avoir le cheveu présentable.

Il y en a qui paient des fortunes en séances de cryothérapie pour soulager leurs maux et faire disparaître leur cellulite, chanceuse que je suis, chez moi c'est gratuit pour être toute belle avant les fêtes. 

Mais, positivons, grande nouvelle: j'ai maintenant une sonnette qui remplit sa fonction, alléluia!
Plus besoin d'acheter cette plaque:





Le problème a finalement été résolu par l'entreprise qui avait installé notre nouveau portail au mois... d'avril (et malencontreusement coupé le fil électrique permettant à ma sonnette de..sonner), et la nouvelle installation est invisible, plus de fil baladeur en dépannage..
Une sonnette qui sonne... je n'imaginais pas que cela me remplirait d'aise à ce point.

Je vous laisse imaginer mon état lorsque j'aurai demain du chauffage et de l'eau chaude..






Mis à part ces tracas techniques, nous vivons une période intense, Noël approche, c'est le moment de décorer la maison, chercher les cadeaux, faire les fournées de petits gâteaux de l'Avent, visez un peu la première:



Dans le même temps, nos activités se poursuivent: rando, yoga, piano.. et nous succombons à d'autres sollicitations toutes plus tentantes les unes que les autres!

Au ciné, le dernier Costa-Gavras, dont je suis sortie pleine d' enthousiasme. Et pourtant le sujet était plutôt austère et bien connu, puisque qu'il s'agissait de la gestion européenne de la crise financière grecque..



Costa-Gavras est grand, j'ai dit.

Autre film visionné à l'invitation d'un copain écolo, membre de l'association "Lattes en transition", à l'auditorium du musée Lattara:



La grande claque pour moi qui aime me balader en forêt pensant y retrouver une nature encore vierge.
Je vous copie le pitch de ce documentaire-choc qui date de 2018:

"Pamphlet de la gestion actuelle des forêts, ce documentaire dresse un constat dramatique des orientations nationales qui conduisent à une standardisation des essences avec, à la clé, un appauvrissement des sols, de la biodiversité forestière. Cette situation pousse les forestiers, déjà soumis à un très fort mal-être, à l'endettement. Des alternatives y sont également proposées, notamment la sylviculture irrégulière et continue et la création de groupements forestiers citoyens."

Bon, tout cela était fort grave et terriblement sérieux, heureusement, ce week-end, nous nous étions inscrits, sur une impulsion totalement irrationnelle, "tiens, et pourquoi pas?", à un stage de théâtre.




Le stage en question était organisé par l'association "les amis de Jacques Coeur", dont nous sommes membres (je réalise que finalement, nous sommes pas mal investis dans les associations au bout de nos 4 années d'installation ici).
Pour la peine, en voici le logo:



Deux jours donc à travailler sur le roi Lear de Shakespeare, sous la houlette du metteur en scène Julien Guill, membre de la "compagnie provisoire",  et qui propose un théâtre "enragé"; sans décor, sans costume, tout en digestion et restitution du texte par un travail de groupe et d'improvisation.




Deux jours hors du temps, de la routine, à apprendre à bouger,se déplacer, occuper l'espace, réciter sa tirade apprise par coeur pendant la semaine (dur, dur le travail de mémoire), faire passer une émotion par la voix, les mimiques du visage, le regard, les mains, les pieds, le bassin, improviser, travailler en groupe.. ouf, nous en sommes sortis ravis d'avoir fait tant de découvertes sur nous-mêmes et d'avoir partagé avec les autres membres du groupe, tous plus passionnés les uns que les autres, et totalement éreintés!

Si j'ai eu le trac? Bien sûr, au début, surtout lorsque j'ai réalisé que nous étions les deux seuls débutants, mais, grâce à la bienveillance du groupe et à celle du metteur en scène, j'ai réussi à ne plus m'en préoccuper et à profiter pleinement de l'expérience.

Si prochaine fois il y a, cependant, j'éviterai de choisir une scène où je dois être en fureur, outre que ce n'est pas dans ma nature, rester enragée pendant deux jours, c'est usant!

Donc, promis, juré, vous pouvez passer me voir sans crainte, je ne me mettrai pas en colère, ça me fatigue...